« Je » et l’Aigle

Une sensation s’installe de plus en plus profondément en moi :
« je » n’est pas mon corps.
« Je » habite ce corps.

Avant l’endormissement, « Je » a pris l’habitude d’entrer plus profondément dans le corps qu’il habite, de le visiter, de s’y installer.

« Je «  le visite, le ressent plus que de le voir,  le parcourt avec autre chose que les sens et l’intellec.

« Je » s’y sent à l’aise, passe d’un organe à l’autre, de l’extérieur vers l’intérieur.
« Je » entre dans les cellules, se ballade dans le sang.

Un jour, en descendant plus profondément, « Je » a pris une direction d’une autre dimension.
« Je » a émergé via des tissus rouges, denses, une matière blanche et cornue pour se retrouver en train de planer.
« Je «  voyait à travers les yeux d’un aigle.
« Je » planait.
Marie-Pierre

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.